Ciné-Rencontre : Mr. SMITH au Sénat

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Assistance clairsemée, mardi 6 juin, au Concorde, pour la projection du film de Frank Capra « Monsieur Smith au Sénat » sélectionné pour le festival de Cannes 39, projection qui faisait suite à la conférence d’Olivier Loubes sur Jean Zay et le cinéma. Et c’est bien dommage ! 

Quelques mots pour le résumer : Jefferson Smith (James Stewart ), jeune chef scout naïf et idéaliste, grand admirateur de Lincoln, est désigné par le gouverneur de son Etat pour remplacer un sénateur décédé. Il dépose au Congrès des Etats Unis un projet de loi sur la création d’un centre de vacances pour les enfants des villes, ignorant que, sur ce même terrain, est prévue la construction d’un barrage qui doit rapporter gros à certains ! Il découvre alors la corruption et les compromissions des hommes politiques. Mais, soutenu par Clarissa (Jean Arthur ) sa secrétaire, il va faire preuve d’ une folle énergie et , au prix de 24 heures de débats d’affilée, il sortira victorieux, rendant sa dignité à la démocratie américaine.

Une fable politique d’une drôlerie souvent irrésistible mais qui, en même temps, même si  elle s’achève in extremis sur une happy end, dénonce et de façon acerbe la collusion entre élus, organes de presse et industriels. Des thématiques malheureusement toujours actuelles !

Au Printemps de la Laïcité

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Le CDHMOT était invité à présenter

ses publications

et des extraits de ses expositions

au Printemps de la Laïcité

organisé le 10 juin

par les amicales laïques des Olonnes.

Occasion de nouer d’intéressants contacts!

Hommage à Bernard DOREAU (1936-2017)

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Nous apprenons le décès de Bernard Doreau qui fut un

fidèle adhérent du CDHMOT depuis la création de notre

association en 1983.

Instituteur et maître-formateur à l’Ecole annexe de

l’Ecole normale de La Roche-sur-Yon, Bernard avait

soutenu un mémoire de sociologie à Nantes sur

le recrutement des instituteurs en Vendée qui avait

alimenté sa contribution à l’ouvrage collectif :

« Cent ans d’école publique et laïque en Vendée »

en 1986.

Nous présentons à sa famille nos plus

sincères condoléances.

FEMMES DE VENDEE 1914-1918

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Près de 80 personnes sont venues assister à la conférence du CDHMOT

à Saint-Hilaire-de-Riez à l’initiative de l’association « Histoire, Culture et

Patrimoine du Pays de Rié ». Le débat a permis d’aborder les questions

des contradictions entre le « bourrage de crâne » de la propagande et le

contenu de la presse vendéenne, le rayonnement et la diffusion de cette

presse et le sort réservé aux femmes qui durent, une fois la guerre finie,

« rendre les places »! 

« LA BATAILLE DE FLORANGE »

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« LA BATAILLE DE FLORANGE » 

 de  Jean-Claude Poirson

C’est dans le cadre du dispositif « C’est Mai toute l’année » que le CDHMOT avait choisi le film de Jean-Claude Poirson, projeté au Concorde le 10 mai dernier.

Le film relate le combat acharné que vont mener les ouvriers de l’acier, les « ArcelorMittal » de Florange à partir de février 2012, devant la menace de fermeture des derniers hauts-fourneaux de leur vallée. Ils s’engagent dans une lutte pour sauver leurs emplois et leur activité. Pendant de longs mois, ils vont tenter de faire plier l’actionnaire, Lakshmi Mittal et alerter l’opinion publique sur le sort qui leur est réservé.

Ce film, sorti en octobre 2016, a demandé près de deux ans de travail à son réalisateur, dont plus d’un an où il fut immergé dans l’usine, au contact des ouvriers. Et c’est un des grands mérites de ce genre de film que de mettre le spectateur en contact direct, au jour le jour, avec les ouvriers en lutte. Le film alterne les moments forts du combat : l’occupation de l’usine, la marche sur Paris, le blocage des routes, l’assaut du siège de l’entreprise, etc.., et les prises de parole des ouvriers -leaders du mouvement- ou non. Aucune démagogie de la part du réalisateur, qui montre les ouvriers tels qu’ils sont, leurs espoirs, leurs déceptions, leurs joies, leurs souffrances, leurs faiblesses aussi. Bien entendu il prend parti pour les ouvriers, étant lui-même d’origine ouvrière de la région proche du bassin sidérurgique.

Le film suit la chronologie sinistre d’une mécanique implacable de démantèlement d’une usine où se mêlent au fil des mois durant le conflit, les paroles des politiques en décalage avec la réalité du combat, celles des patrons de l’usine sans scrupules face aux revendications, et celles des ouvriers partagés entre espoir et trahison. Ces paroles témoignent du déséquilibre du rapport de forces qui s’établit durant tout le film : l’impuissance des luttes ouvrières face au cynisme du capitalisme financier, pour lequel une usine ici ou ailleurs, n’est qu’un pion que l’on peut déplacer en fonction des profits.

« LA BATAILLE DE FLORANGE » est l’illustration, une fois de plus, d’une lutte acharnée contre le capitalisme financier mondial et d’une certaine impuissance du pouvoir politique face à lui. La fin des hauts-fourneaux de Florange est une étape de plus dans la poursuite de la désindustrialisation de la France où les exemples récents se succèdent : PSA à Aulnay-sous-Bois, Alstom à Belfort, Ecopla en Isère, Whirlpool à Amiens.

 

Le film  pose  des  questions d’une brûlante actualité, tant sur la parole politique donnée, promesses et trahison, classe politique impuissante ou complice  du pouvoir économique, que sur la politique industrielle de la  France, la désindustrialisation est-elle inéluctable ? Mais aussi sur les conséquences électorales dans les régions sinistrées avec la montée du Front National, et la nécessité de mener le combat politique autrement.

Gabriel Bory

Faymoreau-Les-Mines: Une Babel ouvrière

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Sur le site du CHT une contribution du CDHMOT: 

 

Le 12 juillet 1945, un coup de grisou secoue Faymoreau, modeste commune du sud-Vendée dont la notoriété doit beaucoup à la découverte dans les années 1820 d’un sous-sol riche en charbon. Huit corps sans vie sont extirpés du puits. Ils ont pour noms : Walter Ameck, Johann Jay, Karl Mizgalski, Walter Turk, Henri Petit, Bautista Puente, Venceslas Sirek et Stanislas Skrypezyk. Ils sont Allemands (prisonniers de guerre), Français, Espagnol, Polonais… et gueules noires.

L’arrivée de travailleurs étrangers intervient après la Grande Guerre quand la Compagnie recrute en 1920 150 mineurs polonais vivant alors en Meurthe-et-Moselle. Bientôt, une dizaine de nationalités se côtoient sur les corons de Faymoreau, de la Haute-Terrasse (alias le coron des « sans bas », par opposition au coron des « bas de soie » réservé aux porions) à la Basse-Terrasse et à la Basse-Mine. Dans les  années 1930, aux « dynasties » de mineurs locaux (Métay, Suire, Pointre, Barbin…) viennent s’ajouter des Italiens, Allemands, Espagnols, Tchèques, Russes, Nord-Africains… sans oublier les Polonais qui forment la première des communautés étrangères. Au recensement de 1931, sur 837 habitants, on dénombre 232 étrangers.

Quelle que soit leur origine, les mineurs partagent les mêmes revendications : sur les salaires, la durée, les conditions et l’organisation du travail, les modalités de la retraite, la sécurité. Fortement syndiqués depuis la création de la première Chambre syndicale des mineurs de Faymoreau en 1895 (à l’issue d’un conflit relatif à la création d’une société de secours mutuels), affiliée à la CGT en 1910, tous se retrouvent dans une même solidarité professionnelle, voire une même conscience de classe que traduit une forte propension à la grève. On en recense une trentaine entre 1898 et 1938,  parfois rudes comme en 1923, sans oublier les Premier-Mai presque toujours chômés. En revanche, ils resteront à l’écart du grand mouvement de mai-juin 1936…

En 1940, 60 000 tonnes de charbon sont extraites des puits de mines. Les autorités allemandes en prennent le contrôle rapidement mais se heurtent à la résistance des travailleurs : l’absentéisme devient chronique, touchant près du quart des effectifs à l’été 1944. A la Libération, on attribue à la mine plusieurs dizaines de prisonniers de guerre pour relancer une production descendue à moins de 40 000 tonnes. C’est dans ce contexte qu’intervient   « le coup de mine » et l’explosion tragique de 1945.

C’est la fin annoncée pour la Société anonyme des Mines de Faymoreau.  Les réserves estimées étant des plus faibles, et les clients de plus en plus rares, elle programme l’abandon progressif du site. Celui-ci ferme définitivement en 1958, mettant un terme à une histoire singulière de 130 ans qui a marqué le bocage vendéen.

Florence Regourd (CDHMOT)

Bibliographie
Du charbon en Vendée, Recherches vendéennes, n°10, 2003 dont Florence Regourd, Le mouvement social à Faymoreau (XIX-XXème s).
Florence Regourd, La Vendée ouvrière, Le Cercle d’Or, 1981.

Illustrations
Les mineurs au puits du Centre entre les deux guerres (coll. Mme D. Métay).
Le coron de la Haute terrasse.
Le puits Bernard (dernier puits en exploitation de 1927 à 1958).

 

Conférence-diaporama à Saint-Christophe-du-Ligneron 31 mars

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A l’initiative de Philippe Jaunet, la 36 ème veillée ligneronnaise

a rassemblé 35 personnes pour la conférence du CDHMOT consacrée aux

« FEMMES DE VENDEE 1914-1918 »

« L’Arrière » vu par la presse.


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