Balade contée dans le quartier des cheminots

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Une quarantaine de personnes a suivi l’initiative de l’association

CHEMINOTS-OUEST ce samedi 16 juin,

tout  au long du « boulevard

des Marchandises » (Ml Leclerc).

De l’ancien octroi et la boulangerie

coopérative des cheminots

aux traces de l’industrialisation (Eleveurs

vendéens, Lassailly-Bichebois, Gendreau,

minoterie Bardot…) du début du XXème siècle

que permit l’installation de la passerelle en

1908, jusqu’aux Forges…

Une plongée dans ce quartier cheminot

resté jusqu’ici populaire et authentique!

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BALADE CONTEE LE QUARTIER DES CHEMINOTS

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Au cœur du quartier GARE OUEST

 Balade contée  le samedi 16 juin

10h30-12h  de la passerelle à Forges

avec le CDHMOT et CHEMINOTS-OUEST

balade contée 1sur 2 BON

Balade contée 2 sur2 BON

Signature de la convention CDHMOT-Médiathèque d’agglomération

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Le maire de La Roche-sur-Yon et président d’agglomération signe la Convention avec le CDHMOT

Avec cette convention d’agglomération qui vient s’ajouter

à la convention d’objectifs renouvelée avec la Ville,

le CDHMOT officialise le dépôt de ses ouvrages à la

Médiathèque Benjamin-Rabier dont l’ensemble des

volumes du Maitron : « Dictionnaire Biographique du

Mouvement Ouvrier, Mouvement social », une soixantaine

de volumes couvrant la période de 1789 à 1968,

auquel il collabore.

Elle a passé dix jours comme ouvrière d’usine!

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Elle a passé 10 jours comme ouvrière d’un abattoir Le peuple des abattoirs par Mokiejewski

Dans ce livre, la journaliste *Olivia Mokiejewski nous raconte  le quotidien «  du peuple des abattoirs ». Elle détaille tout, avec les mots les plus crus car « la réalité ne pourra jamais être romantique ». Elle nous plonge à l’intérieur, comme si on y était, et pas en incognito, elle nous livre les récits qu’elle a recueillis durant trois ans avec ceux qui y travaillent. Pour  décrire ce monde  de sang, elle est devenue une ouvrière d’abattoir,  pendant 10 jours en intérim.

« Leurs journées commencent en général avant celles des autres, au milieu de la nuit. Pendant que nous dormons, le peuple des abattoirs prépare les commandes dans des pièces sans fenêtre. Ils saignent, ils découpent, dépècent, désossent et conditionnent à la chaîne. L’obsession est de suivre les cadences et de tenir. Au départ, c’est juste un petit boulot, et ça devient un métier ».

Elle s’interroge sur les conditions de travail en abattoir, les difficultés physiques et psychologiques, les douleurs, le regard des autres, le rapport à l’animal et au travail effectué. Elle informe avec des données, 50  000 ouvriers travaillent dans les abattoirs. Sans être forcément sensible à la cause animale, je trouve intéressant de parler des animaux d’élevage et des humains

(p. 173) : « Si l’on veut que l’animal soit respecté, il faut que l’ouvrier le soit aussi. Tant que les corps seront cassés et les âmes brisées, peu de choses changeront dans les abattoirs. C’est aux industriels d’agir et à l’État. Il faut revoir  la réglementation et les conditions de travail », conclut Olivier Falomi après avoir remis son rapport au ministre de l’Agriculture. En, 1906 le journaliste Upton Sinclair, dans son roman La Jungle, s’intéressait au prolétariat industriel et dénonçait déjà les conditions humaines dans les abattoirs de Chicago en mettant en avant l’exploitation des travailleurs, immigrés notamment. Cent ans plus tard, après la disparition des mines de charbon, les ouvriers d’abattoir sont parmi les derniers forçats en France.

(Dernier paragraphe) : « Au moment où j’achève ce livre, il est 4 heures du matin. Je pense à eux. Aux hommes et aux animaux. La chaîne va bientôt démarrer ».

« Mon expérience à duré dix jours. Ce n’est pas grand-chose ».

J’encourage tout le monde à lire ce livre de la journaliste  Olivia Mokiejewski.

 

Gérard Clautour

 

*Olivia Mokiejewski.est documentaliste. Très impliquée dans les combats scientifiques sur l’alimentation, l’environnement et le monde animal. Sa ténacité lui a valu le surnom de « l’emmerdeuse ». On lui doit en particulier Une vie de cochon et Coca-Cola, la formule secrète (Infrarouge, France2) ; « Le peuple des abattoirs » est son premier livre.

AG du CDHMOT vendredi 16 février 17h Pôle associatif salle 13

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Venez nous rejoindre et décider de nos prochaines 

activités  à notre Assemblée Générale

Vendredi 16 février à 17h au Pôle associatif

Boulevard Aristide-Briand à La Roche-sur-Yon

salle n°13, porte F, 1er étage.

Le CDHMOT participe à « Laïcité, Mouvement social » les 8 et 9 décembre

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Pour l’anniversaire de la loi 1905, qui introduit les principes fondateurs de notre République, plusieurs mouvements et associations se sont fédérées pour célébrer l’événement : Ligue de l’enseignement, CDHMOT, FRANCAS, Association des Familles Laïques, Libre Pensée, Ligue des droits de l’homme et les amies et amis de la commune. 

 

Les FRANCAS de Vendée, La Libre Pensée, le CDHMOT et La Ligue de l’enseignement – F.O.L.

Plusieurs temps forts vont rythmer les journées du 6, du 8 et du 9 décembre.

Le CDHMOT participe aux journées du 8 et 9 décembre:

  • Le 8 décembre à partir de 16h : Présentation des expositions « la loi de 1905 », « 7 portraits de femmes engagées dans le combat social en Vendée », « Jaurès et la laïcité ». Rencontre et discussion autour des publications et des ouvrages des organisateurs sur le thème « Laïcité Mouvement social » (Salle des fêtes du Bourg sous la Roche – Rue Emile Baumann à La Roche-su-Yon)
  • Le 8 décembre à partir de 18h : Projection du film « Les 3 vies du chevalier » film documentaire de Dominique Dattola (Salle des fêtes du Bourg sous la Roche – Rue Emile Baumann à La Roche-su-Yon)
  • Le 9 décembre à partir de 10h : Présentation des expositions « la loi de 1905 », « 7 portraits de femmes engagées dans le combat social en Vendée », « Jaurès et la laïcité ». Rencontre et discussion autour des publications et des ouvrages des organisateurs sur le thème « laïcité mouvement social »(pôle associatif – salle 11 – Boulevard Aristide Briand à la Roche-sur-Yon)

Sur le site du CHT : Fragments d’Histoire sociale. Ludovic CLERGEAUD

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Ludovic Clergeaud, simple métayer 

 

« Simple métayer », c’est ainsi que Ludovic Clergeaud

(1890-1956) signait ses articles.

 

 

 

 

 

Et métayer, il le resta longtemps sur une exploitation qui ne dépassa jamais une douzaine d’hectares,

lui, ne possédant en propre que« quelques boisselées de terre », vigne, prés et pâtis.

 

Né dans le sud vendéen, entre plaine et bocage à Marsais-Sainte-Radegonde, ce fils de métayers quasi-illettrés, surnommé « le Caniget », s’engage dès 1906 « pour le Socialisme, la République, la Libre Pensée ».
Le service militaire (« 25 mois de bagne » !) où il apprend son inscription sur le carnet B, et la guerre où il fut gazé, renforcent son antimilitarisme et son pacifisme « intégral ». En 1919, il est candidat socialiste aux législatives, écrit dans le Prolétaire de la Vendée et fait partie du noyau fondateur du Parti communiste. Défenseur de la petite paysannerie, « fermiers, métayers, bordiers, journaliers et domestiques » qu’il invite à se constituer en syndicats agricoles, franc-maçon et ligueur (LDH), il en est exclu rapidement et revient à la SFIO. Il en sera le secrétaire fédéral de 1927 au tout début des années 1950, collaborant à la presse militante : La Tribune Républicaine et socialiste (années 1920), Le TravailLa Parole Républicaine (1936-1941) ou encore La Vendée Libre (après 1945).

Contrôleur à l’Office du Blé sous le Front populaire, il côtoie Henri Pitaud, est élu conseiller général du canton de L’Hermenault (1937-1940) et poursuit son combat en faveur des métayers comme son ami Tanguy-Prigent. Il défend tout aussi ardemment l’école laïque et flétrit l’enseignement confessionnel, si hégémonique en Vendée.
Résistant, passé à la clandestinité pour échapper à la Gestapo, il entre au Comité départemental de Libération en septembre 1944 comme secrétaire et retrouve son canton de L’Hermenault où il est élu de 1945 à 1949. Il participe à la reconstitution du syndicalisme paysan dans la CGA (Confédération générale de l’agriculture) et s’implique notamment dans le statut du métayage et du fermage préparé par Tanguy-Prigent, ministre de l’Agriculture. Dans La Vendée Libre, Ludovic Clergeaud ouvre une chronique signée « le coin du paysan » en 1950.
Déçu de ne pas avoir été tête de liste pour la députation, défait lors des élections au conseil général en 1949, le jeune retraité doit s’effacer en 1953 après une vie de combats : « Voilà 40 ans que je suis sur la brèche, et il y a longtemps que j’avais lié ma gerbe lorsque d’autres songeaient à pénétrer dans le champ des luttes sociales » a-t-il écrit en 1948, huit ans avant de tirer sa révérence.

Contribution de Florence Regourd (CDHMOT)

Bibliographie
Ludovic Clergeaud, Le Socialisme en Vendée, préface de Georges Monnet, Imprimerie commerciale Fontenay-Le-Comte, 1939.
Florence Regourd, Ludovic Clergeaud (1890-1956) Métayer. 50 ans d’engagement en Vendée, Geste éditions, 2013.
Henri Pitaud, Mes chemins sauvages. Souvenirs 1921-1940, L’Etrave, 2001.
Fonds de la fédération socialiste de Vendée déposé au CDHMOT.

Illustrations
Alice et Ludovic Clergeaud avec un domestique de ferme à la métairie de Marsais (cliché famille Métais) ; Portrait de Ludovic Clergeaud en 1949 (cliché famille Métais) ; Profession de foi pour les élections cantonales de 1937 (Fonds CDHMOT).

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