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« Inauguration » de la rue Jean Jaurès en novembre 2014 avec L’Ecarquille et Jean Lataillade

Conférence de Ludivine Bantigny sur Mai 1968: De grands soirs en petits matins (2018)

Conférence de Jean-Philippe Martin sur 1968 et les paysans (2018)

Intervention: Mémoire ouvrière Mémoire oubliée dans le canton de Pouzauges

Atelier Mémoires d’ouvrières: Les filles de Big-Chief (2019)

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Compte-rendu de lecture du livre L’Ecran Rouge paru aux Editions de l’Atelier en mai 2018

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Sous la direction de Tangui Perron, les Editions de l’Atelier viennent de faire paraître un ouvrage intitulé L’ECRAN ROUGE et sous-titré Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo (1). Dans ce livre, les différents auteurs mettent en évidence la place que tient le cinéma français (au sens large, documentaire et fiction) dans l’histoire du mouvement ouvrier en France, du Front populaire à la fin de la IVème République, soit sur une période couvrant les temps forts du syndicalisme et des luttes au sein du cinéma français de 1934 à 1958. Un des grands mérites de ce livre est de montrer comment le cinéma français, par ses différents acteurs – réalisateurs, comédiens, techniciens, producteurs- est durant toute cette période, au cœur des mouvements sociaux, ancré dans un contexte historique lourd mais dans lequel il agit à travers ses militants, et où il pose les jalons du cinéma français d’aujourd’hui.

La photo de couverture résume à elle seule l’esprit du livre et du cinéma français de cette période : photo de la manifestation du 4 janvier 1948 dans les rues de Paris où actrices et acteurs se mobilisent pour la défense du cinéma français (Jean Marais et Madeleine Sologne en tête de cortège), manifestation populaire et syndicale, rejointe par la suite par les ouvriers et techniciens du cinéma, et la foule des Parisiens solidaires.

C’est à travers un découpage chronologique en quatre parties, que les auteurs abordent le rôle du cinéma français durant cette période : 1934-1939 : un long Front populaire ; 1939-1944 : la guerre et ses galeries ; 1944-1947 : de beaux lendemains ; 1948-1958 : la défense du cinéma français.

Dans chacune de ces parties, entre 10 et 15 contributions de quelques pages, abordent des sujets ancrés dans la réalité historique et sociale.

C’est sous le Front populaire le rôle du syndicalisme, de la CGT, et celui du Parti communiste dans les films documentaires sur les grèves de 1936, deux films de fiction du « cinéaste du Front populaire » Jean Renoir  y sont étudiés : Toni et La Marseillaise, un focus sur l’année 1938, le rôle des femmes auprès de Jean Renoir et aux origines de la Cinémathèque en 1936 ; des personnalités comme le cinéaste Jean Epstein ou le ministre de la Culture et des Beaux Arts Jean Zay.

C’est ensuite, durant la Seconde Guerre mondiale, le repli du cinéma français sous l’Occupation, mais qui continue à vivre à côté du cinéma officiel, celui de la Continental, société de production dirigée par les Allemands, mais aussi à l’intérieur, cinéma de la Résistance des ouvriers du film ; deux films symboles Le ciel est à vous de Jean Grémillon et La bataille du Rail de René Clément.

De 1944 à 1947, le cinéma français, à travers ses militants syndicaux, participe aux actions de la Libération notamment à Paris ; c’est la période de reconstruction avec la (re)naissance du festival de Cannes en 1947 (2), et l’essor, dans les années 50, du mouvement des ciné-clubs qui permet au cinéma français de s’inscrire dans le prolongement de l’idéal du Conseil National de la Résistance comme un acteur de la démocratisation populaire et culturelle ; un film optimiste dans l’esprit de la Reconstruction Antoine et Antoinette de Jacques Becker où la vie simple d’un couple d’ouvriers de 1947 ; des acteurs connus engagés politiquement Michel Piccoli, Jean Gabin.

En dernière partie, la défense du cinéma français par « ceux qui le font » : les professionnels du cinéma et les syndicats, à partir de 1947, se lancent, par la lutte sociale, dans la défense du cinéma français menacé par la concurrence étrangère et surtout américaine depuis les accords Blum-Byrnes de mai 1946 qui ouvrent largement le marché français au cinéma américain. Dans un contexte de début de Guerre froide, les professionnels du cinéma et la CGT créent le Comité de Défense du Cinéma français dont la première grande manifestation est celle du 4 janvier 1948 (photo de couverture) ; lutte menée et qui aboutit à la révision des accords Blum-Byrnes et une loi d’aide de l’État au cinéma français. Des personnalités engagées dans la lutte : les cinéastes Jean Grémillon, Jacques Becker, Louis Daquin, Claude Autant-Lara ; des comédiens : Jean Gabin, Gérard Philipe, Jean-Paul Belmondo, Jean Marais, et beaucoup d’autres.

A côté de ces personnalités célèbres du cinéma, connues du grand public, et qui marquent chaque période, les auteurs consacrent des pages aux militants et militantes du cinéma, moins connus et parfois un peu oubliés, mais qui, par leurs actions dans le cadre de leur profession ou à travers le syndicalisme et la Résistance, ont contribué au combat mené pour la défense du cinéma français, mais aussi pour la liberté syndicale et la libération de la France occupée.

Il faut citer quelques exemples évoqués dans ce livre comme celui de Robert Jarville qui crée en 1936 le premier syndicat des travailleurs du film, pour rassembler les ouvriers et lutter contre l’antisémitisme qui gagnait les milieux du cinéma ; Jacques Lemare qui, de 1934 (manifestation antifasciste du 12 février) à la Libération, réalise des films documentaires engagés sur les grèves de 36, la guerre d’Espagne, les ouvriers d’usine ; Charles Chézeau, ouvrier du film comme peintre-décorateur, est militant syndicaliste et Résistant ; Jean-Paul Le Chanois, militant communiste, qui réalise en 1937 Le temps des cerises, pour promouvoir la retraite des vieux travailleurs et, pendant la guerre, est dans la Résistance à l’intérieur de la Continental, où il monte un réseau de résistance du cinéma français ; René Vautier, cinéaste connu pour être le premier cinéaste anticolonial dès 1950, et qui fut aussi cinéaste du monde ouvrier et engagé contre la censure politique ; Louis Daquin, le cinéaste du monde de la mine en 1949.

Bien d’autres noms mériteraient d’être cités. Il faut au fil des pages de ce livre passionnant et abondamment illustré de photos parfois inédites, de tracts syndicaux, d’affiches de films, prendre le temps de chercher ces noms et de découvrir à travers eux, la grande richesse du cinéma français de cette période, tant dans la lutte syndicale et politique que dans la création artistique.

L’Ecran Rouge est un hommage au cinéma français et à tous ces hommes et femmes, connus ou inconnus qui ont œuvré au sein du mouvement ouvrier du cinéma.

GB

  1. L’Ecran Rouge, syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo, sous la direction de Tangui Perron, les Editions de l’Atelier/Editions Ouvrières, Ivry-sur-Seine, 2018.
  2. La première édition du festival de Cannes organisée par Jean Zay devait avoir lieu en septembre 1939 et a été annulée.

PAYSANS DE NATURE: RECONCILIER L’AGRICULTURE ET LA VIE SAUVAGE

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Frédéric Signoret, éleveur de vaches maraîchines dans le Marais Breton Vendéen et ancien salarié de la LPO est le coauteur de cet ouvrage avec Perrine Dulac, chargée de mission naturaliste à la LPO. Perrine et Frédéric ont contribué à la création du Réseau « Paysans de Nature ». Ce réseau regroupe des agricultrices et agriculteurs qui ont choisi de préserver  et de favoriser la biodiversité sauvage sur leur ferme. Ce livre dresse le portrait de 27 fermes qui se sont engagées dans ce Réseau montrant qu’une agriculture paysanne économiquement viable et respectueuse de la nature est possible : c’est un projet militant. La majorité des fermes présentées dans cet ouvrage sont concentrées dans le centre ouest. Ce qui s’explique par la naissance du projet Paysans de Nature dans les pays de la Loire. Et porté par la LPO, il se développe à travers la France. 

Cet ouvrage est un plaidoyer en faveur d’une agriculture responsable en exposant les expériences réussies de nouveaux et jeunes agriculteurs qui placent la préservation de la nature sauvage parmi leurs priorités. Ces agriculteurs, inventeurs du projet Paysans de Nature sont attachés à leurs cultures agricoles et ils ont choisi de défendre la nature en passant par les paysans, c’est pourquoi  ils se sont engagés dans la question de l’autonomie alimentaire pour développer la solidarité face aux multinationales de l’agro-alimentaire. C’est un projet humaniste face aux dégâts du productivisme provenant des effets d’un système capitaliste industrialisé.

En conclusion, citons Frédéric Signoret « l’idée de Paysans de nature c’est de provoquer la mixité sociale dans les campagnes afin de faire évoluer plus rapidement les mentalités sociales ». Il souhaite que « le réseau s’offre comme une organisation de soutien autre que le monde agricole classique, prompt à mal juger ceux qui travaillent différemment ».

Ce très bel ouvrage  est enrichi de plus de 300 photographies.

(Editions Delachaux et Niestlé au prix de 29,90€)

Claude Arnaud

 

« Mélancolie ouvrière » de Michelle Perrot

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Michelle PERROT, Mélancolie ouvrière, Grasset (188 p), 2012

(Réédité chez Points, Histoire, 192 p, 2014)

« Je suis entrée comme apprentie,

J’avais alors douze ans… »      

Lucie Baud, juin 1908.

 

On connaît bien l’historienne Michelle Perrot pour ses travaux sur les grèves, le monde du travail et les femmes, voici un ouvrage qui croise tous ces centres d’intérêt.

Le livre se décompose en trois parties : 40 pages pour retracer la méthodologie de la recherche autour de cette « oubliée de l’histoire » que fut l’ouvrière en soie Lucie Baud (1870-1913), l30 pages pour suivre ou reconstituer l’éphémère mais intense destin de cette « héroïne », et le texte de son article-témoignage paru dans Le Mouvement socialiste en 1908 sur « Les tisseuses de soie dans la région de Vizille ».

Lucie est née en 1870 dans l’Isère, au village de Saint-Pierre-de-Vizille, d’un père cultivateur et d’une mère ouvrière en soie. Destin tout tracé donc pour cette petite fille sortie de l’école des sœurs : devenir apprentie dans l’usine où travaille sa mère. Elle passe 8 ans dans l’internat de ce « couvent soyeux », avant de devenir ouvrière à Vizille. Mariée en 1891 à un garde-champêtre, le couple aura trois enfants dont, fragilité de l’époque, un fils qui meurt avant l’âge d’un an.

C’est autour des années mouvementées de sa vie, entre 1902 et 1906, que Michelle Perrot trace les combats de Lucie Baud « révoltée de la soie », autour de la question : « Sait-on pourquoi les gens s’engagent ? ».

Veuve, Lucie organise le syndicat des ouvriers et ouvrières de la soie pour lutter, à Vizille, puis à Voiron, contre les baisses de salaire, les cadences imposées comme la conduite de deux voire trois métiers pour le tissage, les licenciements. « Une première ! ». En août 1904, elle est la seule femme déléguée  (sur 54 délégués représentant 70 syndicats) au 6ème congrès national ouvrier de l’industrie textile à Reims. Certes, elle ne s’y exprime pas, mais c’est une éducation militante, même s’il n’y a aucune question à l’ordre du jour sur le travail des femmes. Elle y côtoie  Victor Renard qui dirige le syndicat, un guesdiste qui subordonne le syndicat au parti, dans les grandes discussions qui animent alors le mouvement ouvrier.

En liaison avec la Bourse du Travail de Grenoble et d’autres militants, dont Charles Auda, ouvrier tisseur et responsable de la Fédération lyonnaise du textile, Lucie Baud  mène deux grèves longues et dures, en 1905 à Vizille puis en 1906 à Voiron, qui fourniront l’essentiel de la matière de son témoignage écrit paru en 1908. Elle y décrira le monde du travail de « l’ouvrière soyeuse et la militante syndicaliste ». De mars à juillet 1905, à Vizille, secrétaire du comité de grève en lutte contre la rationalisation du travail imposée, elle organise meetings, manifestations, entrevue avec les autorités (le maire), négociations-houleuses- avec le patron et « soupes communistes ». Chassée de l’usine, à Voiron, en 1906, de février à mai, elle se bat pour la journée de huit heures et contre le tarif. Le 1er mai est l’apogée de ces luttes. Lucie, toujours à l’œuvre dans l’organisation des cantines et la défense des ouvrières italiennes, des Piémontaises que l’on brime, est, là encore mise à la porte. La masse de licenciements qui solde l’échec de la grève amène cette « mélancolie ouvrière des lendemains de grève » qui sert de titre à la réflexion de Michelle Perrot.

Lucie Baud a 36 ans. Elle se tire trois coups de revolver dans la bouche, mais survivra quelques années, la mâchoire fracassée. Il faut lire son témoignage, fort bien écrit, et paru en 1908. Les écrits d’ouvrières sont si rares ! On perd sa trace jusqu’à son décès, en 1913, à Tullins. « La rebelle » n’avait que 43 ans.

Un film éponyme, réalisé par Gérard Mordillat, vient d’être réalisé en 2018, avec une belle pléiade d’acteurs, de Virginie Ledoyen à Philippe Torreton, que le CDHMOT espère faire venir à La Roche-sur-Yon.

Florence Regourd

 

A l’ombre des châteaux par Elie Gaborit

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Les raisons d’un engagement.

Livre témoignage écrit sous les lumières bienveillantes de ses parents « à l’ombre des châteaux », titre du livre. Dans la préface de Michel Gautier, Élie Gaborit est un homme d’action rayonnante, avec la rage d’agir.

Voyons voir : ses parents catholiques lui ont appris la laïcité, « le respect des différences et la place reconnue au pouvoir politique » (p 57). Petit, il manque des jours d’école pour raison de santé, mais bon élève, il rentre au séminaire à l’âge de 11 ans, et le quitte à 17 ans avant le bac. Ses parents et ses frères l’accueillent sur l’exploitation familiale. Fin des années 50, il passe son temps libre à se distraire et se former avec la J.A.C. (Jeunesse Agricole Chrétienne).

Dispensé du service militaire, il ne part pas en Algérie. Il effectue une sorte de service civique comme animateur à le J.A.C où il rencontre Marité, qui deviendra un peu plus tard sa femme. Ils partent à Paris, lui au siège du Secours catholique, elle, comme femme de service à la maternité Sainte Félicité. De retour au pays, ils se marient. Élie Gaborit, homme en devenir d’action, rencontre Eugène Clautour, licencié de l’usine Ariel à Aizenay, en raison de son action syndicale. Il devient son « grand frère » et lui fait connaître Louis Champain, secrétaire de la CFTC. Il commence son parcours syndical, devient un vrai combattant et militant humaniste, en 1962 à la CFTC et en 1964 à la CFDT. Il est dans toutes les luttes, à la chambre d’agriculture avec Clément Sauvaget, Paysans solidaires, et Bernard Lambert, jeune député, paysan mondialiste, combattant de la première heure au Larzac. Un peu plus tard, il dépannera Bernard Lambert. Reprend des études à Nantes. Participe au combat des chômeurs avec Geneviève Crépaud.

Il ne connaît pas la routine, il vit les choses pleinement quand il devient conseiller municipal avec Jacques Auxiette. Élie Gaborit a commencé sa vie « à l’ombre des châteaux » ; dans son parcours, des châteaux, il en a construit… sur des fondations faites de justice sociale et d’émancipation.

C’est le témoignage d’un militant qui a encadré le libre jeu des intérêts individuels.

 

A l’ombre des châteaux- combats militants en Vendée, Elie Gaborit.

1ère de couverture

Edition la Geste, 274 p. 2018. 18€

 

Gérard Clautour

Sur le blog d’Histoire sociale du CHT

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LA ROCHE-SUR-YON : EUGÈNE CHAPELLIER RESCAPÉ DE LA MILICE 

Lorsque la CGT Force ouvrière se constitue en Vendée,

elle confie sa direction à un fonctionnaire de quarante-six ans,

Eugène Chapellier, qui, quatre ans plus tôt,

faillit tomber sous les balles de la Milice…        

Fils d’une modiste et d’un employé de commerce devenu rédacteur à la préfecture de La Roche-sur-yon, Eugène Chapellier (1902-1955) suit les traces paternelles, intégrant la fonction publique en Vendée, comme auxiliaire temporaire au service des retraités puis… rédacteur. Il n’a pas 20 ans. Il faut attendre les années 1930 pour le voir s’engager syndicalement et politiquement, tout comme le fit son frère, René, préparateur en pharmacie.

Sur le plan syndical, on le retrouve, en 1934, au bureau de l’Union départementale CGT, puis à la commission administrative de 1937 à la déclaration de guerre. Une guerre qu’il accomplit sur le front et pour laquelle il obtient la croix de guerre.

Sur le plan politique, Eugène Chapellier se montre plus discret. Membre de la section yonnaise de la SFIO comme son père, il ne sera jamais candidat sur une liste du Parti socialiste. Est-ce à cette discrétion qu’il doit la vie sauve ? Car il faillit bien finir fusillé à l’été 1944.

Démobilisé, Eugène Chappelier retrouve son poste de chef de bureau à la Préfecture de la Vendée. Là, avec des militants socialistes et francs-maçons, il constitue, évidemment dans la clandestinité, un noyau de résistants… tout en étant membre du Comité ouvrier de secours immédiat (COSI), structure humanitaire dédiée au ravitaillement des populations, mise en place par d’anciens militants syndicalistes, communistes ou socialistes, ralliés à Pétain.

Lorsque le chef local de la Milice est assassiné le 21 juillet 1944, ces supplétifs de la Gestapo exigent que douze otages, désignés par eux, soient exécutés en représailles ; et parmi ceux-ci figure, en seconde position, Eugène Chapellier. Il faut toute l’énergie du préfet pour arracher ces douze hommes au peloton d’exécution.

Rescapé, Chapellier consacre son énergie à la remise en place de la CGT. Il le fait notamment avec Noël Cadot, un cheminot qui, dans les années 1930, était une des figures centrales de la CGTU vendéenne, d’obédience communiste. Unité de circonstance qui ne tient qu’une poignée d’années…

Florence Regourd

Sources : CDHMOT, Dictionnaire biographique des militants CGT-Force Ouvrière de Vendée (1949-2009), Editions CDHMOT, Mémoire syndicale, 2017, 191 p ; Notice biographique d’Eugène Chapellier pour le compte du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.

Iconographie : Portrait d’Eugène Chapellier (coll. Grivard) ; ancienne Bourse du Travail rue Haxo pendant la guerre.

Quand le linge cancane…Au lavoir de La Roche 11 novembre 1918

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Une salle comble a accueilli les 8 comédiennes

et les 2 comédiens de L’Ecarquille

ce dimanche 11 novembre

au théâtre de La Roche-sur-Yon.

Le spectacle s’est joué à guichets fermés et nous prions

la cinquantaine de spectateurs qui n’ont pas trouvé de

place de nous excuser…

 

 

Peut-être pourrons-nous renouveler la performance

en hommage à « l’Arrière » qui a tant souffert

et aux femmes,souvent restées

les oubliées de l’Histoire.

L’Ecarquille-théâtre (mise en scène par Jean Lataillade)

 

 

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