Cycle « 68 côté province »

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Conférences, exposition, film,

suivez le cycle « 68 côté province »

à partir du mardi 24 avril jusqu’au mercredi 20 juin

CYCLE 68 côté province présentation

68 dans les campagnes-Roche-Yon

 

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SAIGNEURS projeté le 19 février

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Film de  Raphaël Girardot et Vincent Gaullier de 2017 

projeté par le CDHMOT  le 10 février au Concorde à la Roche-sur-Yon

 

Plus de quarante spectateurs ont assisté à cette projection,

puis en ont débattu.

Un aperçu  assez détaillé des conditions de travail

dans une chaîne d’abattage,

des difficultés rencontrées par les salariés de ce secteur d’activité,

a maintenu leur attention  de bout en bout.

Ce travail quasiment  « invisible » et inconnu, montré à un large public

a été développé dans le débat. Si on peut regretter l’absence de responsables du film

(réalisateurs, producteur, retenus au dernier moment), ce sont cinq salariés

de deux abattoirs de Vendée qui ont transmis le vécu profond de leurs collègues.

Nombre d’aspects ont ainsi été abordés au plus près de l’activité :

EPI  (équipements de protection individuels), dangers divers des outils,

bruits dus essentiellement aux installations métalliques : crochets qui s’entrechoquent,

circulation sur les rails de la chaîne, sirènes. Mais le risque le plus important

dans ces métiers physiques, ce sont les TMS (troubles musculo-squelettiques).

Le film débute en silence montrant un salarié effectuant des exercices d’échauffement,

donnant tout à la fois la mesure de ce qu’il faut affronter, et les tentatives d’en diminuer

les conséquences. Ces séquences ponctuent régulièrement ce document,

donnant un certain rythme, et ajoutant une pointe d’esthétique !

On aura noté les cadences  élevées, que des pauses – de fait réduites –

ne permettent pas le plus souvent d’assumer.

Les salariés ont répondu aux nombreuses questions, que ce soit

sur des améliorations possibles ou sur les difficultés pour faire remonter

la connaissance et l’étude des conditions de travail mais également

sur le devenir des salariés ne pouvant plus exercer dans ces métiers.

La réforme récente des institutions représentatives du personnel,

dont les CHSCT, va amoindrir les possibilités revendicatives dans ces domaines.

Les syndicalistes des abattoirs

Cette soirée fut sans doute  pour beaucoup  une découverte,

complétée par une réflexion sur la plupart des points difficiles.

Que tous les participants en soient remerciés.

Jean Regourd

Ciné-Débat « SAIGNEURS » au Concorde le lundi 19 février 20h30

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Le film « SAIGNEURS » de Raphaël Girardot et Vincent Gaullier

sera projeté le lundi  19 février au Concorde à 20h30

( tarif unique : 5,90€)

 

 

en présence du producteur 

Matthieu de la Borde et

de syndicalistes des abattoirs.

Film présenté par le CDHMOT.

 

DES BOBINES ET DES HOMMES…

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Carton plein ce lundi 20 novembre au Concorde pour la projection

DES BOBINES ET DES HOMMES de Charlotte Pouch et le court-métrage

Charlotte Pouch et Martin Renard: Les réalisateurs

Les représentants des associations organisatrices

de Martin Renard et Julie Lacaze  MADE IN ROUBAIX,

présentés dans le cadre du collectif « C’est Mai toute l’année »

par le CDHMOT et les UPPY.

Autant dire de suite que le documentaire de Charlotte Pouch

est une véritable œuvre cinématographique,

avec ses personnages : les tricoteurs, les apprêteurs de l’usine Bel-Maille 

de Roanne,  « la perle du textile européen »,

la secrétaire, le patron et…les machines !

Avec son intensité dramatique : comment ce patron-voyou qui,

depuis sa reprise de l’entreprise, tout en répétant son leitmotiv

« Mon objectif ? Pérenniser le savoir-faire dans son ancrage local »

auquel il ne croit pas, en licenciant la moitié du personnel en cinq ans,

en créant une holding financière qui « siphonne » les bénéfices

de l’entreprise à son seul profit, est en train de l’abandonner à son sort.

C’est la chronique d’une mort annoncée pour la soixantaine de salariés

qui se retrouvent, impuissants, après l’annonce de la liquidation judiciaire

et l’éphémère illusion d’un possible repreneur.

Avec sobriété mais avec empathie, au rythme des machines à tricoter,

Charlotte Pouch filme au plus près ces travailleurs qui,

jusqu’au bout, entretiennent les machines, protègent l’outil de production

quand c’est le patron lui-même qui le saborde !

CINE-DEBAT : DES BOBINES ET DES HOMMES

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Film documentaire de Charlotte Pouch

présenté le lundi 20 novembre

à 20h30 au CONCORDE

dans le cadre de « C’est Mai toute l’année« 

en présence de la réalisatrice

En juin 2014, le patron de l’usine textile Bel Maille, leader européen de la création

et de la fabrication de tissus en maille pour l’habillement, la lingerie, le maillot de bain

et les tissus techniques, annonce à ses ouvriers le redressement judiciaire de l’entreprise.

Au moment où Olivier Lousteau tourne son film de fiction « La fille du patron »

dans l’usine, située  près de Roanne dans la Loire, les ouvriers découvrent la situation.

Le réel rattrape la fiction. Au rythme des machines, Charlotte Pouch qui s’est

intégrée durant six mois dans l’usine , dresse la chronique de ces quelques mois

où la soixantaine de salariés affronte la réalité sans se résigner.

Tarif unique: 5,90 €

 

Ciné-Rencontre : Mr. SMITH au Sénat

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Assistance clairsemée, mardi 6 juin, au Concorde, pour la projection du film de Frank Capra « Monsieur Smith au Sénat » sélectionné pour le festival de Cannes 39, projection qui faisait suite à la conférence d’Olivier Loubes sur Jean Zay et le cinéma. Et c’est bien dommage ! 

Quelques mots pour le résumer : Jefferson Smith (James Stewart ), jeune chef scout naïf et idéaliste, grand admirateur de Lincoln, est désigné par le gouverneur de son Etat pour remplacer un sénateur décédé. Il dépose au Congrès des Etats Unis un projet de loi sur la création d’un centre de vacances pour les enfants des villes, ignorant que, sur ce même terrain, est prévue la construction d’un barrage qui doit rapporter gros à certains ! Il découvre alors la corruption et les compromissions des hommes politiques. Mais, soutenu par Clarissa (Jean Arthur ) sa secrétaire, il va faire preuve d’ une folle énergie et , au prix de 24 heures de débats d’affilée, il sortira victorieux, rendant sa dignité à la démocratie américaine.

Une fable politique d’une drôlerie souvent irrésistible mais qui, en même temps, même si  elle s’achève in extremis sur une happy end, dénonce et de façon acerbe la collusion entre élus, organes de presse et industriels. Des thématiques malheureusement toujours actuelles !

« LA BATAILLE DE FLORANGE »

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« LA BATAILLE DE FLORANGE » 

 de  Jean-Claude Poirson

C’est dans le cadre du dispositif « C’est Mai toute l’année » que le CDHMOT avait choisi le film de Jean-Claude Poirson, projeté au Concorde le 10 mai dernier.

Le film relate le combat acharné que vont mener les ouvriers de l’acier, les « ArcelorMittal » de Florange à partir de février 2012, devant la menace de fermeture des derniers hauts-fourneaux de leur vallée. Ils s’engagent dans une lutte pour sauver leurs emplois et leur activité. Pendant de longs mois, ils vont tenter de faire plier l’actionnaire, Lakshmi Mittal et alerter l’opinion publique sur le sort qui leur est réservé.

Ce film, sorti en octobre 2016, a demandé près de deux ans de travail à son réalisateur, dont plus d’un an où il fut immergé dans l’usine, au contact des ouvriers. Et c’est un des grands mérites de ce genre de film que de mettre le spectateur en contact direct, au jour le jour, avec les ouvriers en lutte. Le film alterne les moments forts du combat : l’occupation de l’usine, la marche sur Paris, le blocage des routes, l’assaut du siège de l’entreprise, etc.., et les prises de parole des ouvriers -leaders du mouvement- ou non. Aucune démagogie de la part du réalisateur, qui montre les ouvriers tels qu’ils sont, leurs espoirs, leurs déceptions, leurs joies, leurs souffrances, leurs faiblesses aussi. Bien entendu il prend parti pour les ouvriers, étant lui-même d’origine ouvrière de la région proche du bassin sidérurgique.

Le film suit la chronologie sinistre d’une mécanique implacable de démantèlement d’une usine où se mêlent au fil des mois durant le conflit, les paroles des politiques en décalage avec la réalité du combat, celles des patrons de l’usine sans scrupules face aux revendications, et celles des ouvriers partagés entre espoir et trahison. Ces paroles témoignent du déséquilibre du rapport de forces qui s’établit durant tout le film : l’impuissance des luttes ouvrières face au cynisme du capitalisme financier, pour lequel une usine ici ou ailleurs, n’est qu’un pion que l’on peut déplacer en fonction des profits.

« LA BATAILLE DE FLORANGE » est l’illustration, une fois de plus, d’une lutte acharnée contre le capitalisme financier mondial et d’une certaine impuissance du pouvoir politique face à lui. La fin des hauts-fourneaux de Florange est une étape de plus dans la poursuite de la désindustrialisation de la France où les exemples récents se succèdent : PSA à Aulnay-sous-Bois, Alstom à Belfort, Ecopla en Isère, Whirlpool à Amiens.

 

Le film  pose  des  questions d’une brûlante actualité, tant sur la parole politique donnée, promesses et trahison, classe politique impuissante ou complice  du pouvoir économique, que sur la politique industrielle de la  France, la désindustrialisation est-elle inéluctable ? Mais aussi sur les conséquences électorales dans les régions sinistrées avec la montée du Front National, et la nécessité de mener le combat politique autrement.

Gabriel Bory

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