Ciné-Rencontre : Mr. SMITH au Sénat

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Assistance clairsemée, mardi 6 juin, au Concorde, pour la projection du film de Frank Capra « Monsieur Smith au Sénat » sélectionné pour le festival de Cannes 39, projection qui faisait suite à la conférence d’Olivier Loubes sur Jean Zay et le cinéma. Et c’est bien dommage ! 

Quelques mots pour le résumer : Jefferson Smith (James Stewart ), jeune chef scout naïf et idéaliste, grand admirateur de Lincoln, est désigné par le gouverneur de son Etat pour remplacer un sénateur décédé. Il dépose au Congrès des Etats Unis un projet de loi sur la création d’un centre de vacances pour les enfants des villes, ignorant que, sur ce même terrain, est prévue la construction d’un barrage qui doit rapporter gros à certains ! Il découvre alors la corruption et les compromissions des hommes politiques. Mais, soutenu par Clarissa (Jean Arthur ) sa secrétaire, il va faire preuve d’ une folle énergie et , au prix de 24 heures de débats d’affilée, il sortira victorieux, rendant sa dignité à la démocratie américaine.

Une fable politique d’une drôlerie souvent irrésistible mais qui, en même temps, même si  elle s’achève in extremis sur une happy end, dénonce et de façon acerbe la collusion entre élus, organes de presse et industriels. Des thématiques malheureusement toujours actuelles !

« LA BATAILLE DE FLORANGE »

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« LA BATAILLE DE FLORANGE » 

 de  Jean-Claude Poirson

C’est dans le cadre du dispositif « C’est Mai toute l’année » que le CDHMOT avait choisi le film de Jean-Claude Poirson, projeté au Concorde le 10 mai dernier.

Le film relate le combat acharné que vont mener les ouvriers de l’acier, les « ArcelorMittal » de Florange à partir de février 2012, devant la menace de fermeture des derniers hauts-fourneaux de leur vallée. Ils s’engagent dans une lutte pour sauver leurs emplois et leur activité. Pendant de longs mois, ils vont tenter de faire plier l’actionnaire, Lakshmi Mittal et alerter l’opinion publique sur le sort qui leur est réservé.

Ce film, sorti en octobre 2016, a demandé près de deux ans de travail à son réalisateur, dont plus d’un an où il fut immergé dans l’usine, au contact des ouvriers. Et c’est un des grands mérites de ce genre de film que de mettre le spectateur en contact direct, au jour le jour, avec les ouvriers en lutte. Le film alterne les moments forts du combat : l’occupation de l’usine, la marche sur Paris, le blocage des routes, l’assaut du siège de l’entreprise, etc.., et les prises de parole des ouvriers -leaders du mouvement- ou non. Aucune démagogie de la part du réalisateur, qui montre les ouvriers tels qu’ils sont, leurs espoirs, leurs déceptions, leurs joies, leurs souffrances, leurs faiblesses aussi. Bien entendu il prend parti pour les ouvriers, étant lui-même d’origine ouvrière de la région proche du bassin sidérurgique.

Le film suit la chronologie sinistre d’une mécanique implacable de démantèlement d’une usine où se mêlent au fil des mois durant le conflit, les paroles des politiques en décalage avec la réalité du combat, celles des patrons de l’usine sans scrupules face aux revendications, et celles des ouvriers partagés entre espoir et trahison. Ces paroles témoignent du déséquilibre du rapport de forces qui s’établit durant tout le film : l’impuissance des luttes ouvrières face au cynisme du capitalisme financier, pour lequel une usine ici ou ailleurs, n’est qu’un pion que l’on peut déplacer en fonction des profits.

« LA BATAILLE DE FLORANGE » est l’illustration, une fois de plus, d’une lutte acharnée contre le capitalisme financier mondial et d’une certaine impuissance du pouvoir politique face à lui. La fin des hauts-fourneaux de Florange est une étape de plus dans la poursuite de la désindustrialisation de la France où les exemples récents se succèdent : PSA à Aulnay-sous-Bois, Alstom à Belfort, Ecopla en Isère, Whirlpool à Amiens.

 

Le film  pose  des  questions d’une brûlante actualité, tant sur la parole politique donnée, promesses et trahison, classe politique impuissante ou complice  du pouvoir économique, que sur la politique industrielle de la  France, la désindustrialisation est-elle inéluctable ? Mais aussi sur les conséquences électorales dans les régions sinistrées avec la montée du Front National, et la nécessité de mener le combat politique autrement.

Gabriel Bory

CONFERENCE/FILM Cannes 1939 !

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Affiche 6 juin

Cannes, le festival qui n’a pas eu lieu!

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Au moment  du 70ème anniversaire du Festival de Cannes,

savez-vous que la première édition devait s’ouvrir en septembre 1939

à l’initiative du ministre de la culture du Front populaire,

Jean Zay ?

Olivier Loubes, historien du cinéma et biographe

de Jean Zay,

présentera  «  Cannes 39. Le festival qui n’a pas eu lieu ».

« Jean Zay et la naissance d’une diplomatie culturelle antifasciste »

à la Médiathèque Benjamin-Rabier le mardi 6 juin à 18h30.

La conférence sera suivie d’une séance de dédicace. Entrée Libre.

Au cinéma Le Concorde à 20h30, Olivier Loubes présentera

le film de Frank Capra : « Mr. Smith au Sénat » qui faisait

partie de la sélection américaine de 1939. Tarif: 5,50 €

LA SOCIALE -VIVE LA SECU!-

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LA SOCIALE  -VIVE LA SÉCU !-

                                               En finir avec la souffrance et l’angoisse du lendemain

Les associations  ART&CULTURE et la section de La Roche-sur-Yon de la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME accueillaient Gilles PERRET pour son dernier film, au CONCORDE, dans le cadre de « C’est Mai toute l’année ». La salle affichait complet mais deux séances sont organisées et vous pouvez encore aller voir ce film militant.

On retiendra de ce film que le CDHMOT soutient, ces aspects principaux qui sont autant d’ambitions que Gilles Perret a réussi à faire passer :

La restauration –on pourrait presque dire la réhabilitation- de la personnalité et du rôle essentiel d’Ambroise Croizat (1901-1951) que l’on peut considérer comme un des fondateurs de la Sécu et le pivot de sa mise en place. Comme député du Front populaire, comme syndicaliste (cet ancien ajusteur devint secrétaire de la fédération des métaux CGTU puis CGT unifiée), comme communiste (dès 1920, au comité central depuis 1929) et comme ministre du Travail de 1945 à 1947. On n’a guère à s’interroger sur l’occultation de cette personnalité dès le départ des communistes du gouvernement, la Guerre froide et le continuel détricotage de la Sécu depuis les Ordonnances de 1967 jusqu’aux plus récentes remises en cause des structures et des principes. On a toujours voulu effacer le rôle  de la classe ouvrière organisée dans le rapport de forces instauré à l’époque – le PC fort de l’héritage de la Résistance,  représente plus d’un quart des voix, la CGT jusqu’à la scission de 1948 dépasse les 6 millions d’adhérents. C’est sur cette classe ouvrière que repose la mise en place des caisses de Sécurité sociale, formidable chantier réalisé en deux ans. Loin du prétendu « consensus » des grands partis au lendemain de la Guerre ! On sait que le MRP, la CFTC, la Mutualité…le patronat…y étaient hostiles et il a fallu imposer, en partant du Programme du CNR, des Ordonnances de 1945 et des lois de 1946, les principes d’unicité, de financement sur cotisations (salaire différé), l’universalité et la solidarité. La gestion des caisses par les représentants des assurés, désignés par les syndicats puis élus, n’ayant pas été la dernière pomme de discorde !

L’ambition de démontrer –pas une histoire de la Sécu- mais les liens entre le système de protection sociale et le mouvement ouvrier cherchant à se dégager de l’assistance et de la charité afin comme le disait Ferdinand Pelloutier  (le fondateur des Bourses du Travail) fin XIXème que « le travailleur ait la science de son malheur » et qu’il s’en émancipe.

Un travail réussi, à partir du collectage des témoignages, du montage confrontant archives et acteurs de l’époque de la création de la Sécu comme Fragonara (militant syndicaliste et communiste, organisateur en Haute-Savoie),  sur les strates de la mémoire entre mémoire individuelle, collective, partisane, et nationale.

Une interrogation en guise de conclusion : on aurait pu esquisser un questionnement dialectique. S’il s’agissait indéniablement d’une conquête ouvrière, ce premier pas vers une démocratie sociale est resté inachevé. D’aucuns l’ont porté comme un instrument de la régulation sociale et d’autres transformé comme un élément de pacification sociale contre la lutte des classes.

Toujours est-il que ce film doit continuer son travail : défendre la Sécu !

Le CDHMOT soutient le film de Gilles Perret LA SOCIALE

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Le dimanche 15 janvier à 16h

dans le cadre de « C’est Mai toute l’année« 

au cinéma Le Concorde

en présence du réalisateur

COMME DES LIONS Ciné-Débat

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