Cycle « 68 côté province »

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Conférences, exposition, film,

suivez le cycle « 68 côté province »

à partir du mardi 24 avril jusqu’au mercredi 20 juin

CYCLE 68 côté province présentation

68 dans les campagnes-Roche-Yon

 

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REALITES DE LA TERREUR 1792-1795

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Conférence Jean-Clément Martin

 

INVITATION

MERCREDI  7 MARS 2018 à 18H 30

 

Pôle universitaire La  Courtaisière La Roche-sur-Yon

 

Amphi  C (entrée libre)

 

« REALITES DE LA TERREUR EN FRANCE 1792-1795 »

Par  Jean-Clément Martin

Professeur émérite Paris 1 Panthéon Sorbonne

 

Avec le soutien  de Patrimoine Yonnais

du  CDHMOT

de la Ligue de l’Enseignement FOL 85

SAIGNEURS projeté le 19 février

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Film de  Raphaël Girardot et Vincent Gaullier de 2017 

projeté par le CDHMOT  le 10 février au Concorde à la Roche-sur-Yon

 

Plus de quarante spectateurs ont assisté à cette projection,

puis en ont débattu.

Un aperçu  assez détaillé des conditions de travail

dans une chaîne d’abattage,

des difficultés rencontrées par les salariés de ce secteur d’activité,

a maintenu leur attention  de bout en bout.

Ce travail quasiment  « invisible » et inconnu, montré à un large public

a été développé dans le débat. Si on peut regretter l’absence de responsables du film

(réalisateurs, producteur, retenus au dernier moment), ce sont cinq salariés

de deux abattoirs de Vendée qui ont transmis le vécu profond de leurs collègues.

Nombre d’aspects ont ainsi été abordés au plus près de l’activité :

EPI  (équipements de protection individuels), dangers divers des outils,

bruits dus essentiellement aux installations métalliques : crochets qui s’entrechoquent,

circulation sur les rails de la chaîne, sirènes. Mais le risque le plus important

dans ces métiers physiques, ce sont les TMS (troubles musculo-squelettiques).

Le film débute en silence montrant un salarié effectuant des exercices d’échauffement,

donnant tout à la fois la mesure de ce qu’il faut affronter, et les tentatives d’en diminuer

les conséquences. Ces séquences ponctuent régulièrement ce document,

donnant un certain rythme, et ajoutant une pointe d’esthétique !

On aura noté les cadences  élevées, que des pauses – de fait réduites –

ne permettent pas le plus souvent d’assumer.

Les salariés ont répondu aux nombreuses questions, que ce soit

sur des améliorations possibles ou sur les difficultés pour faire remonter

la connaissance et l’étude des conditions de travail mais également

sur le devenir des salariés ne pouvant plus exercer dans ces métiers.

La réforme récente des institutions représentatives du personnel,

dont les CHSCT, va amoindrir les possibilités revendicatives dans ces domaines.

Les syndicalistes des abattoirs

Cette soirée fut sans doute  pour beaucoup  une découverte,

complétée par une réflexion sur la plupart des points difficiles.

Que tous les participants en soient remerciés.

Jean Regourd

Ciné-Débat « SAIGNEURS » au Concorde le lundi 19 février 20h30

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Le film « SAIGNEURS » de Raphaël Girardot et Vincent Gaullier

sera projeté le lundi  19 février au Concorde à 20h30

( tarif unique : 5,90€)

 

 

en présence du producteur 

Matthieu de la Borde et

de syndicalistes des abattoirs.

Film présenté par le CDHMOT.

 

Elle a passé dix jours comme ouvrière d’usine!

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Elle a passé 10 jours comme ouvrière d’un abattoir Le peuple des abattoirs par Mokiejewski

Dans ce livre, la journaliste *Olivia Mokiejewski nous raconte  le quotidien «  du peuple des abattoirs ». Elle détaille tout, avec les mots les plus crus car « la réalité ne pourra jamais être romantique ». Elle nous plonge à l’intérieur, comme si on y était, et pas en incognito, elle nous livre les récits qu’elle a recueillis durant trois ans avec ceux qui y travaillent. Pour  décrire ce monde  de sang, elle est devenue une ouvrière d’abattoir,  pendant 10 jours en intérim.

« Leurs journées commencent en général avant celles des autres, au milieu de la nuit. Pendant que nous dormons, le peuple des abattoirs prépare les commandes dans des pièces sans fenêtre. Ils saignent, ils découpent, dépècent, désossent et conditionnent à la chaîne. L’obsession est de suivre les cadences et de tenir. Au départ, c’est juste un petit boulot, et ça devient un métier ».

Elle s’interroge sur les conditions de travail en abattoir, les difficultés physiques et psychologiques, les douleurs, le regard des autres, le rapport à l’animal et au travail effectué. Elle informe avec des données, 50  000 ouvriers travaillent dans les abattoirs. Sans être forcément sensible à la cause animale, je trouve intéressant de parler des animaux d’élevage et des humains

(p. 173) : « Si l’on veut que l’animal soit respecté, il faut que l’ouvrier le soit aussi. Tant que les corps seront cassés et les âmes brisées, peu de choses changeront dans les abattoirs. C’est aux industriels d’agir et à l’État. Il faut revoir  la réglementation et les conditions de travail », conclut Olivier Falomi après avoir remis son rapport au ministre de l’Agriculture. En, 1906 le journaliste Upton Sinclair, dans son roman La Jungle, s’intéressait au prolétariat industriel et dénonçait déjà les conditions humaines dans les abattoirs de Chicago en mettant en avant l’exploitation des travailleurs, immigrés notamment. Cent ans plus tard, après la disparition des mines de charbon, les ouvriers d’abattoir sont parmi les derniers forçats en France.

(Dernier paragraphe) : « Au moment où j’achève ce livre, il est 4 heures du matin. Je pense à eux. Aux hommes et aux animaux. La chaîne va bientôt démarrer ».

« Mon expérience à duré dix jours. Ce n’est pas grand-chose ».

J’encourage tout le monde à lire ce livre de la journaliste  Olivia Mokiejewski.

 

Gérard Clautour

 

*Olivia Mokiejewski.est documentaliste. Très impliquée dans les combats scientifiques sur l’alimentation, l’environnement et le monde animal. Sa ténacité lui a valu le surnom de « l’emmerdeuse ». On lui doit en particulier Une vie de cochon et Coca-Cola, la formule secrète (Infrarouge, France2) ; « Le peuple des abattoirs » est son premier livre.

AG du CDHMOT vendredi 16 février 17h Pôle associatif salle 13

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Venez nous rejoindre et décider de nos prochaines 

activités  à notre Assemblée Générale

Vendredi 16 février à 17h au Pôle associatif

Boulevard Aristide-Briand à La Roche-sur-Yon

salle n°13, porte F, 1er étage.

Le souffle de 1917 Conférence de Loïc Le Bars

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« L’impact de la Révolution russe sur le mouvement ouvrier français »

Loïc Le Bars

Une petite assemblée était présente le mardi 28 novembre dernier

à La Roche-sur-Yon, au pôle associatif, pour la Conférence, organisée par le CDHMOT,

de Loïc LE BARS, historien, sur « l’impact de la Révolution russe sur le mouvement ouvrier français ».

Loïc Le Bars situe d’entrée le cadre chronologique de son intervention :

Autour d’un pot

il s’agit d’évoquer les événements en Russie et en France durant les années 1917/1920.

Son exposé va, durant plus d’une heure, aborder avec clarté

et précision les différents aspects qui amènent la Révolution russe de 1917

à prétendre représenter le «  premier signal de la révolution universelle »

et les conséquences qu’elle eut en France.

Il expose parallèlement la situation dans la Russie tsariste du début de la guerre

de 1914/1918 et la situation du mouvement ouvrier en France où sa division

est manifeste avec les difficultés économiques et sociales : montée du pacifisme,

refus de l’Union sacrée par une partie des socialistes, grève générale non majoritaire.

La guerre entraîne entre autres l’effondrement du syndicalisme et

une baisse des salaires. Des comités d’action sont créés par la SFIO et la CGT.

La pénurie de main d’œuvre masculine dans les usines et les champs

nécessite un appel au travail des femmes,aux étrangers, aux colonies.

La Révolution russe de février 1917 et les difficultés d’un conflit qui s’enlise

(échec de Nivelle) provoquent en France des mouvements de révolte :

mutineries dans l’armée française, grèves dans les usines d’armement

souvent menées par les ouvrières, mais échec de la grève générale.

La répression est féroce dans l’armée et touche ouvriers et paysans.

La révolution d’Octobre avec l’appel de Lénine à l ‘armistice et à la paix

est bien accueillie par la CGT, même si la paix de Brest-Litovsk signée

par la Russie de Lénine, est mal comprise par l’opinion publique.

La paix de 1919 entraîne en France une vague révolutionnaire

et la recomposition du mouvement ouvrier sur le modèle bolchevique,

qui préconise la nécessité de construire des partis révolutionnaires

et de créer une Internationale communiste. Mais l’échec de la grève générale

est durement ressenti dans le nouveau parti communiste créé sur le modèle soviétique.

Au Congrès de Tours de décembre 1920, la scission des socialistes est devenue inévitable

entre les réformistes menés par Blum et les communistes menés par Cachin et Frossard.

Pour Blum, la révolution russe est « ce qu’il faut éviter ».

La construction du parti communiste français se fait dans un contexte politique

peu favorable (reflux de la vague révolutionnaire et victoire du Bloc National

aux élections de 1919) et les idéaux d’origine seront vite abandonnés au cours

des années 20.

Pour Loïc Le Bars, l’impact de la Révolution russe sur le mouvement

ouvrier français est certain et lourd de conséquences.

Il a « obligé les socialistes français à réfléchir ».

Gabriel Bory

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